
Guide Wagram Executive Search – édition 2026. Ce panorama situe les grands bassins et sites où se concentrent production, transformation, réseaux et projets énergétiques. Il ne cherche pas à dresser un annuaire exhaustif : il met en évidence les territoires où les compétences techniques se rencontrent.
Avis de François Lesage-Malaquin. Un candidat raisonne souvent par métier ; une entreprise raisonne par projet ; un recruteur doit savoir raisonner par territoire. Dans l’énergie, la géographie reste déterminante : ports, vallées industrielles, centrales, réseaux, bases offshore et grands bureaux d’ingénierie structurent encore largement les mobilités professionnelles.
1. Le socle électrique français
En 2025, la France métropolitaine a produit 547,5 TWh d’électricité. Le nucléaire a représenté 373 TWh et l’ensemble nucléaire + renouvelables 521,1 TWh, soit 95,2 % de la production. La production hydraulique s’est établie à 62,4 TWh. Ces volumes expliquent la concentration de métiers autour de l’exploitation, de la maintenance, des réseaux, de l’ingénierie et des grands arrêts.
2. Grands sites nucléaires
Les principaux sites en exploitation se répartissent sur Gravelines, Penly, Paluel, Flamanville, Cattenom, Nogent-sur-Seine, Dampierre, Saint-Laurent, Belleville-sur-Loire, Chinon, Civaux, Blayais, Golfech, Tricastin, Cruas-Meysse, Saint-Alban et Bugey, auxquels s’ajoutent les activités de démantèlement et les installations du cycle du combustible. Les projets EPR2 concernent Penly, Gravelines et Bugey.
3. Éolien terrestre et en mer
Au 31 décembre 2025, le parc éolien français atteignait 26,1 GW, dont 2,0 GW en mer. Les façades Manche, Atlantique et Méditerranée concentrent les projets offshore, avec des besoins en études, génie électrique, fondations, câbles, installation, opérations marines, maintenance et HSE. L’éolien terrestre reste diffus mais fortement implanté dans les Hauts-de-France, le Grand Est et plusieurs régions de l’ouest et du centre.
4. Solaire photovoltaïque
Le parc photovoltaïque atteignait 31,3 GW fin 2025 après 6,1 GW de raccordements supplémentaires dans l’année. Les besoins se répartissent entre développement, foncier, études environnementales, raccordement, génie électrique, construction, asset management et exploitation-maintenance.
5. Hydraulique, biomasse, biogaz et chaleur
L’hydraulique reste un pilier historique, notamment dans les Alpes, les Pyrénées, le Massif central et le bassin du Rhône. La biomasse demeure la première source de production primaire renouvelable en France. Le biogaz, les réseaux de chaleur, la géothermie et les pompes à chaleur complètent un paysage renouvelable qui ne se résume ni au solaire ni à l’éolien.
Avis de François Lesage-Malaquin. Le développement des renouvelables déplace une partie de la rareté vers les interfaces : raccordement réseau, autorisations, acceptabilité, génie électrique, stockage et pilotage. Installer davantage de capacité ne suffit pas ; il faut aussi disposer des femmes et des hommes capables de l’intégrer à un système électrique cohérent.
6. Raffinage, GNL et grands ports énergétiques
Les bassins de Normandie, Fos-Lavéra, Donges-Saint-Nazaire et Dunkerque restent structurants pour le raffinage, les terminaux, le GNL, la pétrochimie et les nouvelles chaînes de décarbonation. Ils concentrent des compétences transférables vers l’hydrogène, le captage-stockage du CO2, les carburants de synthèse et certaines infrastructures renouvelables.



